02 septembre 2009

Angoisse

Trois ans à Paris déjà, oui comme toujours le même constat: comme le temps passe vite. Non pas de bilan, pas maintenant, pas ici.
A chaque retour au pays, les mêmes questions: est-ce que j'ai changé? Est-ce qu'ils ont changé? M'aiment ils encore comme avant? Ai-je ma place comme avant? Pourrai-je encore me sentir parmi ma famille et mes amis comme avant: chez moi? Passés les premiers jours de vacances, Paris me manquera-t-elle?
A chaque retour à Paris, les mêmes interrogations: qu'est ce que je suis allée chercher ailleurs? Pourquoi je ne reste pas ici parmi les miens? Quand est-ce que je vais revenir? Comment seront-ils à mon prochain retour? Et moi donc?
Un ami m'a dit une fois que ma sensibilité et mon attachement me torturaient et risqueraient de m'empêcher de vivre. C'est peut être vrai à certains égards. Ce que j'ai récolté de cet exil, c'est l'angoisse. Elle était déjà présente lorsque je vivais parmi les miens, mais c'est devenu pire avec le temps et la distance. Ce sentiment qui te prend en plein milieu de la nuit pour te faire vivre les pires cauchemars et les pires scénarios tout en ayant les yeux ouverts! Imaginer qu'il arrive malheur à ceux que tu chéris le plus au monde alors que tu es loin, tu dors paisiblement. Une vraie torture à l'origine de nuits perturbés et de sanglots étranglés. Horrible angoisse, prendra-t-elle fin un jour?

6 commentaires:

Imperator a dit…

ca me rappelle quelqu'un :)
je dirai que l'angoisse n'a pas d lieu fixe juste qu'elle s'aggrave avec la distance.
si tu ne sais pas ce que tu fais a paris, ca peut dire que ta place n'est plus labas.
et merde ca fait 11 mois et 1 jour que je suis loin du bled...
IK

BorderLine a dit…

j'étais sure que tu as publié un post, avec la fin des vacances, cela s'imposait :)
Bon, c'est un sujet mâché et remâché et remâché plusieurs centaines de fois et pourtant toujours aussi dur à avaler...
tout ce que je peux dire: I hope so :)

MissInes a dit…

Si un ami t’a dit un truc pareil, rappelle-toi aussi qu’une amie t’a dit que c’est plutôt rassurant de savoir que tu es encore tout à fait capable d’etre bien ici ou la bas.
Ce qui est vraiment flippant, c’est de constater que la vie ici ou à Paris t’insupporte au plus au point et qu’une des portes se ferme définitivement. A ce moment seulement les conséquences seront très lourdes à supporter

MissInes a dit…

Et pour info...tu as vraiment changé ;)

Marou a dit…

Je sais pas si j'ai quelques chose à dire à cela, oui cet exil est une angoisse, oui le temps fait que nous avons changé et eux aussi mais cet exil nous a aussi appris des choses et nous aura libéré.
Je ne sais pas pour toi, mais j'aurai été tout aussi hanté si j'étais resté et le pire c'est que les regrets sont plus difficiles à chasser que les remords.
Il faut que tu te libère de la honte de ne pas voir les gens vieillir (je sais c'est très difficile) et de la hantise qu'il leur arrive malheur pendant que tu n'est pas la bas, puisque ta présence ne changerait rien aux évènement et sois heureuse car la seule consolation que tu peux offrir à ceux que tu aime et qui te le rendent c'est d'être heureuse car c'est le seul prix qu'ils acceptent de payer.

MissInes a dit…

Marou> Tu déclames du Bruel toi maintenant
(com débile pour atténuer la lourdeur du tien ;)